Introduction
L’ergothérapie est un métier qui prend en compte le handicap d’une personne en analysant les répercussions sur son
quotidien et en proposant des solutions rééducatives et/ou adaptatives. Qu’il soit ponctuel ou chronique, chacun d’entre nous est amené à subir un déficit.
Dans le cadre de nos études, certains déficits peuvent devenir un handicap lors des examens ou travaux pratiques (TP), :telle qu’une impossibilité pour lire ou écrire. Cependant la loi a prévu des mesures pour ces situations, elles doivent être prises en compte par les administrations des instituts de formation en ergothérapie et l’étudiant ayant justifié de ses difficultés peut prétendre à une aide. Ces lois ont été créées pour « maintenir le principe d’égalité entre les candidats » (Bulletin officiel n°1 du 4 janvier 2007).
Quelles sont les aides dont nous avons droit ?
Ces aides sont de plusieurs types : définis dans l’Article D351-27
1° conditions matérielles ainsi que des aides techniques et humaines appropriées à la situation ;
- le temps de composition majoré en indiquant le type d’épreuve concernée (écrite, orale, pratique) ;
- l’installation matérielle dans la salle d’examen ;
- l’utilisation de machine ou de matériel technique ou informatique ;
- le secrétariat ou l’assistance ; (relecture orthographique ou secrétaire)
- le matériel d’écriture en braille,
- l’assistance d’un spécialiste d’un mode de communication ;
- l’adaptation dans la présentation des sujets ; (police plus grosse)
- toute autre mesure jugée utile par le médecin désigné par la CDAPH.
2° Une majoration du temps imparti pour une ou plusieurs épreuves, qui ne peut excéder le tiers du temps normalement prévu pour chacune d'elles. Toutefois, cette majoration peut être augmentée, (…) ;
3° La conservation, durant cinq ans, des notes (…) dans le cadre de la procédure de validation des acquis de l'expérience ;
4° L'étalement sur plusieurs sessions du passage des épreuves ;
5° Des adaptations ou des dispenses d'épreuves, (…) ;
L’établissement doit également garantir de l’accessibilité des lieux d’examen : Article D351-29
(…) s'assure de l'accessibilité aux personnes handicapées des locaux prévus pour le déroulement des épreuves. Elle fait mettre en place les aménagements autorisés pour chaque candidat.
Les autorités académiques ouvrent des centres spéciaux d'examen pour les examens ou concours dont elles assurent l'organisation, si certains candidats accueillis dans des établissements hospitaliers pour des séjours de longue durée ou recevant des soins en liaison avec ces établissements ne peuvent aller composer dans des centres ouverts dans les établissements scolaires. Article D351-30
Et pour finir, votre IFE doit vous garantir le respect de l’anonymat de votre copie (Article D351-31), en mêlant par exemple votre copie aux autres directement après la fin de l’examen.
Qui a droit à ces aides ?
“Constitue un handicap toute limitation d’activité ou restriction de participation à la vie en société subie dans son environnement par une personne en raison d’une altération substantielle, durable ou définitive d’une ou plusieurs fonctions physiques, sensorielles, mentales, cognitives ou psychiques, d’un polyhandicap ou d’un trouble de la santé invalidant”. Bulletin officiel n°1 du 4 janvier 2007.
Par exemple :
- dysfonctionnement du membre supérieur permettant l’écriture
- Dyslexie
- Déficience visuel
- Déficience motrice
- Déficience auditive (compréhension des consignes)
- …
Comment faire ?
Les candidats sollicitant un aménagement des conditions d'examen ou de concours doivent adresser leur demande à l'un des médecins désignés par la Commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées.
Article D351-28
Le médecin rend un avis, qui est adressé au candidat et à l'autorité administrative compétente pour ouvrir et organiser l'examen ou le concours (l’IFE), dans lequel il propose des aménagements. L'autorité administrative décide des aménagements accordés et notifie sa décision au candidat.
Concrètement, vous devez aller à la MDPH de votre région d’étude pour chercher un dossier de « demande d’aménagements des conditions d’examen pour un élève présentant un handicap ». Ce dossier demande des justificatifs médicales, vous devez donc faire attention d’entreprendre ces démarches suffisamment avant le début des épreuves.
Quand ?
Au vu de la complexité des dossiers à monter, je vous conseille : le plus tôt possible. Mais sinon, la loi dit :
- les candidats dont le handicap est connu au moment de l’ouverture du registre des inscriptions de l’examen ou du concours, déposent leur demande auprès du médecin désigné au moment de leur inscription ;
- les autres candidats déposent leur demande, auprès du médecin désigné, dans un délai de deux mois avant la date de la première épreuve de l’examen ou du concours ;
- dans les deux cas, les candidats adressent également, et au plus tôt, copie de leur demande (sans informations médicales) au service chargé d’organiser l’examen ou le concours.
Cas particulier :
Dans le cas d’une demande momentané d’aménagement, pour une blessure entrainant l’impossibilité ou la gène à l’écriture par exemple, il est possible que la MDPH vous adresse directement au rectorat affilié à votre établissement. La procédure sera sensiblement la même mais prendra moins de temps.
Pour les concours d’entée en IFE, il faut constituer un dossier au près de la DRASS de la région où se passe le concours, et ce pour tous ceux que vous passerez. Ceci prend un temps considérable mais permet un bénéfice non négligeable.
Annexe : texte intégrale
