Alors que le nouveau programme des études en ergothérapie s’applique à respecter les normes du processus de Bologne, l’Union Nationale des Associations des Etudiants en Ergothérapie (UNAEE) s'interroge sur la pertinence de conserver l'épreuve de mise en situation professionnelle (MSP) de fin d’études.
Cette épreuve ne présente plus un grand intérêt selon les normes européennes qui prônent la validation des acquis. En effet, elle n’est qu’une confirmation des compétences déjà acquises lors des nombreux stages effectués au cours de la formation.
De plus, cette épreuve nous apparaît comme inadaptée, aléatoire et coûteuse.
- Inadaptée dans la mesure où elle n’est pas représentative du réel niveau des étudiants. Elle ne peut être en accord avec l'évaluation de l'ensemble des compétences professionnelles puisque la MSP évalue l'étudiant seulement sur un premier entretien. Cela ne lui permet pas d'établir une relation de confiance et un suivi avec le patient.
- Aléatoire parce qu’elle crée des disparités en fonction du lieu de passation et perd ainsi son caractère national. En effet, la préparation à l'épreuve n’est pas identique en fonction des Instituts de Formation en Ergothérapie (IFE) : les lieux de passage ne sont pas connus avec les mêmes délais ce qui peut favoriser les étudiants de certains IFE.
- Coûteuse car depuis la mise en place des Agences Régionales de Santé, les Instituts de Formation doivent constituer les jurys (à la place des anciennes DRASS). Ces frais supplémentaires sont maintenant à la charge des instituts.
Ainsi l’UNAEE demande la suppression de l’épreuve de mise en situation professionnelle du diplôme d’état 2011.

